Travailleurs cherchent le bien-être avec le co-working

05.06.2020

Installés à Die, à Crest, à Saillans, des espaces de co-working, autrement nommés "tiers-lieux", sont de plus en plus nombreux dans la vallée de la Drôme. Au ratio habitants/co-working, une ville comme Crest en compte plus que Valence. Comment expliquer un tel phénomène ? Entretiens avec des co-workeurs heureux.

Voir ses enfants grandir, vivre à la campagne en travaillant pour une grande ville, développer un réseau quand on est un nouvel arrivant, apprendre des autres sur des domaines encore inconnus, des arguments qui poussent les travailleurs à installer leur ordinateur dans un espace de co-working (voir témoignages dans la vidéo ci-dessus).

La vallée de la Drôme : territoire séduisant pour les actifs 

"On a beaucoup pensé que les espaces de co-working rendaient les territoires attractifs. En fait, c'est dans l'autre sens. C'est quand on est sur un territoire attractif, que l'on va avoir une demande plus importante pour les co-working. Une partie des gens qui veulent vivre ici le font en étant en télétravail", analyse Aurore Flipo, sociologue (2:48min). Le choix de louer un bureau serait pour beaucoup, un choix résidentiel.  

La chercheuse, lors de ses travaux sur l'impact de ces espaces sur les territoires, a mené des entretiens avec des co-workeurs. La grande majorité d'entre eux (86%) sont diplômés d'études supérieures. Architecte, ingénieur, chargé de projet, consultant, salarié en télétravail, de nombreux métiers cohabitent dans ces lieux. Beaucoup d'entrepreneurs ayant constaté les limites du travail à domicile, attirés par l'idée de retrouver une sociabilité et une ambiance collective. 

Le Département de la Drôme a d'ailleurs lancé un appel à projet pour soutenir ces espaces. Des animateurs ont été embauchés. Comme Laure Besson à l'Usine Vivante et Doreen Geissler à l'Espace Barral, ils sont chargés de favoriser les échanges entre les travailleurs, d'animer les lieux. 

coworking kezako

Dessin : cedille.pro

Au départ, la notion de "tiers-lieux" signifiait un endroit entre le travail et la maison, des espaces de rencontres informelles comme le sont les cafés ou les places de village. Les co-working se sont réappropriés le terme pour désigner des espaces de travail qui reposent sur "la convivialité, la mise en réseau et la co-construction de projets"

Estelle Pereira 

 

 

 


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