Ils ont choisi de vivre en tiny house

22.05.2020

VIDÉO. Maisons mobiles et légères, les tiny houses séduisent de plus en plus les jeunes adultes. En toile de fond, une réflexion sur l'impact écologique du logement et le rejet du crédit bancaire.  

Littéralement "minuscule maison", une tiny house est une construction à mi-chemin entre une roulotte et une maison. Très ancien, le concept des "tiny houses" a pris de l'ampleur lors de la crise des subprimes aux Etats-Unis en 2007. Une crise économique - provoquée par l'excès d'emprunts immobiliers - qui a mis des millions de personnes à la rue. Certaines n'ont eu d'autres choix pour se loger que d'acquérir ce type de maison à un coût imbattable. 

Peu à peu, les tiny houses sont devenues un moyen alternatif de devenir propriétaire. Mobiles, elles n'imposent pas de posséder un terrain, demande un investissement réduit pour la construction et consomme très peu d'énergie.

À Montmeyran, dans la Drôme, Le Bec s'est rendu, avant le confinement, au début d'un chantier participatif. L'association Eliomatekou venait en aide à Bérangère pour la conception de sa future tiny house. Une construction dont elle estime le coût maximum à 28 000 euros. 

"Il y a une réflexion sur l'écologie car nous n'artificialisons pas les sols, nous travaillons avec des matériaux plus chers mais plus naturels", raconte Nathalie (voir vidéo ci-dessus ; 2:30min). En précurseur, elle partage sur sa page Facebook Tiny Land conseils et techniques à ceux qui voudraient se lancer.  

Tous ceux les adeptes de ce type de logement que nous avons rencontré parlent de l'angoisse que représente pour eux l'endettement sur le long terme auprès des banques (3:15min). Ils ont également privilégié l'auto-construction (4:00min) pour limiter les coûts.

Nathalie plaide pour une reconnaissance de ce mode d'habitat et une législation claire, car si les jeunes sont de plus en plus attirés par ce mode de vie, leur installation dépend de l'ouverture des maires sur le sujet. (6:10min)

Estelle Pereira 

 

 

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Nathalie Bonnaud

Effectivement il y a une recrudescence de tiny post confinement assez conséquente (5 fois plus qu'habituellement). Des zones au PLU adapté, le développement des Stecal ("pastille" ) ou nouveaux espaces legaux pour les tiny deviennent nécessaires pour ces citoyens sobres et respectueux de la terre.

Olivier tu as raison il va falloir passer par la politique. On cherche un meneur ! A bon entendeur ! 😉

Ps:nous avons été au débat public de saillans sur les habitats legers, et au vu des reactions tres vives (des propriétaires terriens et immobiliers notamment ) il y a des peurs, des amalgames et de l'avarice, bref du chemin à faire dans les mentalités et la notion de partage.

"La terre ne nous appartient pas, nous l'empruntons à nos enfants“🙏

23/05/2020 - 03:07
Avatar 1558433428
Olivier Gros

Justement, il y a une élection , mais encore faut-il que les jeunes concernés aillent voter.

22/05/2020 - 12:19
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