Édito

Édito 2



Le 9 janvier 2019, nous avons lancé Le Bec. Il y avait du monde, des amis, des personnes qui soutiennent depuis le début ce projet de site d’information locale, et d'autres qui s'y sont intéressés au fil de l'eau, d'autres encore qui l’ont découvert alors même que nous avons publié son avis de naissance sur les réseaux sociaux.

Nous avons présenté Le Bec, de façon simple, enthousiaste et joyeuse. Vos retours ont suscité des discussions, généré un débat que nous accueillons à bras ouverts, toujours avec le même enthousiasme ; un débat qui nous semble nécessaire pour asseoir les fondements d'un média.

Vous nous avez posé des questions efficaces et directes : qui est Le Bec ? Quelle est sa ligne éditoriale ? Qu'est-ce qui le différencie des autres publications locales ? Comment va-t-il s'inscrire dans le paysage médiatique de la Vallée de la Drôme ?

Ces questions, nous nous les sommes posées pendant plusieurs mois, dès la naissance de l'idée de ce "journal". En tant que journaliste engagée pour le construire et le faire vivre aux côtés de bénévoles et pigistes, je me les pose souvent.

Alors, je vais essayer d'y répondre : Le Bec est un magazine numérique généraliste, qui diffuse l'information de façon décalée. C'est un journal qui veut raconter la Vallée de la Drôme de façon différente, au travers notamment de rencontres avec les personnes incroyables qui font vivre ce territoire, des initiatives qui y fleurissent. Ce récit se fera souvent via la vidéo.

Il est aussi quelques mots-clés que nous n'avons pas verbalisés le 9 janvier. "Indépendant, citoyen, informatif, ouvert, innovant", autant d'adjectifs que nous souhaitons accoler à l'identité du Bec. Une identité qui, nous en sommes sûrs, s'affinera au fil du temps. Créer un journal est une émulsion exhaltante, mais c'est également une aventure qui se joue sur la durée. Avec Le Bec, nous ne souhaitons pas brûler des étapes, car dans trois, quatre, cinq ans, nous imaginons un journal qui sera reconnu pour son sérieux et sa qualité.


En proposant de faire un pas de côté sur l'actualité, nous permettons également de remettre au centre du débat la question des médias. Quelle presse voulons-nous ? Quels journalistes et quels lecteurs voulons-nous être ?

Un des points importants pour moi dans le métier de journaliste est de donner la parole à ceux et celles qui ne l'ont pas. De parler de celles et ceux dont on ne parle pas, peu ou mal.
Par ailleurs, je suis d'avis que la création d'un nouveau média dans une région est une jauge positive de son dynamisme.

En attendant, un grand merci pour votre soutien, et j'espère vous croiser lors d'un reportage.

Elodie Potente.


Rédigé le 11/01/2019